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Offre de CDI : Chargé(e) de mission élevage et sélection en apiculture (ADA, Lattes)

Organisme

En sa qualité d’association professionnelle technique, l’ADA Occitanie (Association de Développement de l’Apiculture en Occitanie) a pour objectif de soutenir et de fédérer la filière apicole régionale. La structure s’articule autour des apiculteur·ices adhérent·es et d’une équipe de 10 salarié·es permanents réparti·es sur deux pôles, à Lattes (34) et Auzeville (31). Les missions de l’association sont notamment de répondre aux problématiques de terrain rencontrées par les apiculteur.ices, de leur apporter un soutien technique afin d’améliorer leurs pratiques et leur technicité, d’accompagner les porteurs de projets d’installation, de communiquer et de faire le lien avec l’ensemble de la filière apicole et de sensibiliser les filières agricoles au respect de l’abeille.

Missions et activités

Vous aurez comme missions principales :

  • L’accompagnement technique des adhérent·es aux pertes et aux stratégies de renouvellement de leur cheptel
  • La diffusion de matériel génétique sélectionné
  • L’acquisition de références et le transfert de connaissances/expériences entre les apiculteurs·ices
  • L’animation de groupes de sélection régionaux
  • L’expérimentation et/ou l’étude de faisabilité de nouvelles pratiques
  • Le renouvellement et le suivi du cheptel de l’ADA Occitanie

Les activités dédiées seront :

  • Organisation et animation de formations et de journées techniques/d’échanges entre apiculteur.rices sur les thématiques suivantes : gestion de cheptel, visites de souches, techniques d’élevage, travaux des groupes de sélection, …
  • Logistique de distribution de souches et d’accueil d’apiculteur.ices pour le greffage à travers la région
  • Réalisation d’enquêtes
  • Gestion de cheptel avec l’appui d’apiculteur.ices et un appui technique (30 colonies dont éleveuses et souches)
  • Participer à la création d’essaims et à l’élevage de reines (gestion des éleveuses et des souches, greffage, constitution d’essaims, introduction de cellules royales et/ou reines vierges, …)
  • Réalisation des mesures expérimentales sur les colonies
  • Analyse de données
  • Participation aux groupes de travaux nationaux sur la thématique de l’élevage et de la sélection
  • Production de supports de communication

Et plus globalement, vous serez amené·e à participer aux actions générales de l’ADA Occitanie.

Profil

Aptitude au travail au rucher, au contact des abeilles. Connaissances en apiculture, en gestion d’expérimentation, en génétique et en techniques d’élevage apicole seront un plus. Compétences en animation de groupe, sens de l’organisation. Qualités d’adaptation et d’autonomie, esprit d’équipe, bon relationnel et rigueur. Maitrise des outils informatiques indispensable, Permis B.

Modalités du poste

CDI. Poste basé à Lattes (34) avec déplacements en Occitanie.
Salaire : 2150€ brut mensuel + 13,25ème mois à partir de 8 mois d’ancienneté.

Candidature

CV + lettre de motivation à l’attention de Cristelle Sahores par mail à cristelle.sahores@adaoccitanie.org. Pour plus d’informations sur le poste, contactez le 06.21.14.63.43.

Date limite : novembre 2023
Prise de poste : au plus tôt

Offre de CDI : Chargé(e) de mission sanitaire (ADA, Auzeville-Tolosane)

Organisme

En sa qualité d’association professionnelle technique, l’ADA Occitanie (Association de Développement de l’Apiculture en Occitanie) a pour objectif de soutenir et de fédérer la filière apicole régionale. La structure s’articule autour des apiculteur·ices adhérent·es et d’une équipe de neuf salarié·es permanents répartis sur deux pôles, à Lattes (34) et Auzeville-Tolosane (31).

Les missions de l’association sont notamment de répondre aux problématiques de terrain rencontrées par les apiculteurs, de leur apporter un soutien technique afin d’améliorer leurs pratiques et leur technicité, d’accompagner les porteurs de projets d’installation, de communiquer et de faire le lien avec l’ensemble de la filière apicole et de sensibiliser les filières agricoles au respect de l’abeille.

Missions et activités

Vous serez chargé·e d’assurer les missions suivantes :

  • Accompagner des apiculteur·ices individuellement ou en collectif
    • Accompagner sur la stratégie de lutte contre varroa : entretiens, visites de terrain, etc.
    • Méthode de comptage Varroa
  • Expérimentations
    • Elaboration de protocoles et mises en œuvre expérimentales (mise en place, réalisation des mesures de terrain, saisie et analyse des données)
    • Acquisition de références techniques
    • Rédaction de rapports et d’articles techniques
    • Veille, montage et suivis de dossiers de financement
  • Partenariats
    • Participation au réseau sanitaire apicole régional ou coopération
    • Coopération avec le réseau sanitaire (gouvernance sanitaire, OVS, OVVT, pouvoirs publics, etc.)
    • Animation de groupes techniques dont sanitaire au sein de l’ADA Occitanie et implication dans les groupes de travail de nos partenaires (ITSAP, ADA France, etc.)
  • Organiser et faciliter des formations et journées techniques
    • Organiser des journées techniques sur le thème du sanitaire, ayant pour objectif de favoriser la rencontre et l’échange d’informations entre apiculteur·ices
    • Faciliter des formations dans la thématique sanitaire

Et plus globalement, vous serez amené·e à participer aux actions générales de l’ADA Occitanie, à la vie associative et aux réunions d’équipe, ainsi qu’à la communication à destination des adhérent·es.

Profil

Vous êtes titulaire d’un diplôme d’ingénieur agri/agro, master, BTS avec expérience. Vous avez une connaissance forte des techniques apicoles et à minima une année d’expérience dans la conduite de colonies. Vous êtes intéressé·e par le secteur apicole et connaissez les enjeux et les acteurs du sanitaire en Occitanie et en France. Une expérience professionnelle en lien avec le sanitaire est appréciée. Vous êtes intéressé·e par le secteur associatif. Vous savez faire preuve d’autonomie, de rigueur, de capacité d’animation, de synthèse et de rédaction. Qualités d’adaptation, esprit d’équipe et bon relationnel.

Modalités du poste

Poste basé à Auzeville-Tolosane (31) avec déplacements en Occitanie (permis B requis).

CDI 35h à pourvoir à compter de janvier 2024.

Salaire selon profil + 13,25ème mois à partir de 8 mois d’ancienneté.

Candidature

CV + lettre de motivation à l’attention de David Castex et Cristelle Sahores par mail à david.castex@adaoccitanie.org et cristelle.sahores@adaoccitanie.org. Pour plus d’informations sur le poste, contactez le 06.21.14.63.43.

Date limite de candidature : 1er décembre 2023

 

Offre de Thèse : interactions abeilles-levures fissipares (CEFE, Montpellier)

Context

Despite the impact of yeasts on terrestrial ecosystems, including humans, their diversity remains poorly characterized and fundamental aspects of their ecology are not well understood. Recent work suggests the existence of mutualistic relationships between yeasts and pollinators, but these studies remain divided into either ‘molecular-cellular’ or ‘ecological-evolutionary’ approaches. The aim of this project is to fill this gap through an original and interdisciplinary project, at the interface between molecular genetics and functional ecology, in order to characterize the adaptation of yeasts to nectar and bee products, as well as the role of yeasts in plant-bee interactions (a tripartite system).

The proposed PhD is part of an interdisciplinary project (POMBEE, MITI CNRS) that aims to characterise the nature of bee-yeast interactions, and to identify the impact of yeasts on floral choices and bee health, thus tackling an important issue in the context of the global changes facing biodiversity. The PhD will focus on the chemical and functional aspects of this tripartite biotic interaction, by asking original research questions and using a variety of methodological approaches.

Description of the PhD project

The doctoral student will have two main objectives: (i) characterize the role of yeasts in the floral choices of bees, and (ii) study their impact on bee health, particularly in the context of global changes. For the first objective, the recruited person will carry out analyses of volatile organic compounds (VOCs) emitted by yeasts in conditions that impact bee floral choices, as well as electrophysiological recordings and behavioural tests in olfactometers. Altogether, we expect these results to establish whether yeasts emit particular volatile signals and whether these signals are detected and used by pollinators to guide them in their floral choices. For the second objective, the recruited person will be in charge of biological tests under controlled conditions on two bee models (experimental ecology). Different parameters related to the reproduction and immunity of bees will be measured in order to determine the impact of different species and strains of yeast on the reproductive success and health of bees. These bio-assays will be carried out under optimal breeding conditions, but also under conditions of exposure to various environmental stress factors (ozone episodes mimicking atmospheric pollution, heat waves), alone or in combination to establish synergistic effects. These different trials will help determine whether yeasts can make pollinators more resilient to global planetary changes. We will further examine whether yeasts induce a self-medication behaviour in bees, by establishing whether the preference of pollinators for yeasts improves their resilience when they are subjected to environmental stress factors.

Supervision

The PhD will be co-supervised by Dom Helmlinger (CRBM) and Maryse Vanderplanck (CEFE), who work in two different CNRS institutes, located on the same campus, and bring complementary expertise in yeast genetics and functional ecology, respectively. The person recruited will work in close collaboration with a doctoral student currently in her first year of thesis within the CRBM team, and whose research focuses on the adaptation of yeasts to nectar and bee products. The recruited person will thus participate in the genetic characterization of the production of VOCs by yeasts and in the phenotypic tests of yeasts isolated from bees and colonies.

This PhD represents a unique opportunity to work with a wide range of techniques and to develop many interdisciplinary skills (ecology, physiology, chemistry, microbiology, genetics) within the CEFE and CRBM teams.

Application

Send an e-mail with a covering letter and CV to the following addresses: dominique.helmlinger@crbm.cnrs.fr ; maryse.vanderplanck@cefe.cnrs.fr
Please also apply online via the following link: https://emploi.cnrs.fr/Gestion/Offre/Default.aspx?Ref=UMR5237-HIEPHA-006

Please include the contact details of two referees, preferably course supervisors.

Start: 1st of January 2024, for a period of three years.

Deadline for applications: 20th of November 2023

Offre de Master 1 : Étude du comportement du Bourdon en présence d’ondes radar (CRCA-CBI, Toulouse)

Lieu : Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CRCA-CBI), TOULOUSE (31000)

Date de début : à partir de Décembre 2023 jusqu’à mai 2024

Durée : 1 à 2 mois (non gratifié)
Responsables : Blandine Mahot-Castaing (Ingénieure d’étude), Mathilde Lacombrade (Doctorante), Mathieu Lihoreau (Chercheur CNRS)
Profil recherché : Etudiant(e) de niveau master 1 ou licence en biologie, écologie, éthologie ou proche de ces spécialités.
Compétences : Patience, dextérité, esprit d’équipe et intérêt pour la recherche en comportement des hyménoptères. Une expérience avec les insectes ou le comportement animal sera pris en compte.
Mots clés : bourdon, cognition, comportement, écologie, radar

Contexte et objectifs :

Le bourdon Bombus terrestis est un pollinisateur très répandu en Europe dont les stratégies de navigation intéresse de plus en plus la communauté scientifique. L’objectif de notre équipe de recherche est de réaliser des expériences sur le terrain afin d’enregistrer des trajectoires de bourdons à l’aide d’un radar permettant de suivre le déplacement des individus à grande échelle (1). Au préalable il est nécessaire d’identifier si les ondes émises par les radars modifient le comportement des bourdons.
L’objectif du stage que nous proposons est d’étudier la capacité des bourdons à utiliser les ondes radar comme repère spatial dans un labyrinthe en T et donc de réaliser de l’apprentissage associatifs entre ces ondes et une récompense sucrée (2). Le/la stagiaire aura comme rôle principal de réaliser les expériences en laboratoire et d’analyser les données. La personne sera épaulée dans toutes ces étapes d’une ingénieure d’étude.

Pour candidater : Envoyer CV et lettre de motivation par email à Blandine Mahot-Castaing (blandine.mahot-castaing@univ-tlse3.fr)

– M Lihoreau, A Dore, D Henry, H Aubert (2021) ERC project Bee-Move: “How do bees move across the landscapes?” The project Repository Journal, 76-79.
– K Lunau, S Wacht, L. Chittka (1996) Colour choices of naive bumble bees and their implications for colour perception. Journal of Comparative Physiology A 178: 477-89. https://doi.org/10.1007/BF00190178.

Offre de Post-doc : Behaviour of honeybees and pesticides (Poitiers, France)

Missions

Biodiversity has been declining for several years and pollinators and associated ecosystem services are becoming a major concern. A large number of crops are dependent on pollinators for fruiting with impact on productivity. The causes of this threat to pollinators are probably multifactorial. The use of pesticides has a negative impact on biodiversity. Although bees are not the target, they are exposed. The consequences of exposure can be direct and lead to the death of individuals or indirect and modify their behavior or physiology.
Within the framework of this project, the person recruited will be in charge of participating in field monitoring of bee colonies. Data will be generated in the field from innovative devices developed in parallel to this project. Different pesticides will be tested in order to evaluate their impact on the behavior of bees within the hive. It will also be a question, in autonomy, of taking charge of all the processing of these data to analysis models (under R notably). The handling of data will require the use of various information tools, including database management.
The project will require mobility on different sites: the site of INRAE du Magneraud for the experimental part (spring, summer) and the University of Poitiers (fall, winter). The person recruited will also be required to travel occasionally to other sites.

Activities

– Field experiments
– Handling of colonies
– Behavioral observations
– Ecotoxicology
– Data analysis

Skills

– In-depth skills in behavioral ecology, ecotoxicology, insect physiology.
– Protocol development
– Knowledge of beekeeping desired
– Good knowledge of data analysis tools (R in particular for the development of RFID data analysis scripts).
– Linux/Unix working environment and knowing how to use IT tools such as Database Management (Postgresql)
– Writing scientific articles and presenting presentations at international conferences in English.
– Do not be afraid of bees, do not be allergic to hymenoptera stings
Knowledge of beekeeping, insect physiology, behavioral ecology.

Work context

This recruitment is part of the DANSE project (Coord. F-J Richard, EBI, Poitiers, partners INRAE, IGN), financed by the ECOPHYTO II+ plan co-piloted by the Ministries of Agriculture and Food, Ecological Transition and Solidarity, Solidarity and Health and the Ministry of Higher Education, Research and Innovation as well as by the French Office for Biodiversity.
DANSE aims to identify the effect of pesticides. In addition to mortality, different impacts will be measured and mainly the effects on the behavior of honeybees. Genomic tools, in vivo and in vitro rearing, as well as data analysis skills will be mobilized.
The candidate is recruited by the Centre National pour la Recherche Scientifique – CNRS. The present contract will take place within the Ecology and Biology of Interactions Laboratory (EBI, UMR-CNRS 7267) and will involve contacts and meetings with the other partners of the DANSE project. You will be hosted in the experimental unit APIS (Centre INRAE Nouvelle-Aquitaine-Poitiers) in the framework of the DANSE program. You will also work outside the beekeeping season at the Ecology and Biology of Interactions laboratory (EBI – UMR CNRS 7267) at the University of Poitiers. The EBI laboratory offers a stimulating environment that is characterized by its ability to integrate ecology and evolution issues and the diversity of its technical platforms. This project is perfectly in line with this interface logic and will benefit from recent developments of connected hives and its applications to the studied model (the honeybee). It will also benefit from the laboratory’s computer infrastructure.

Candidats

Reference : UMR7267-FRERIC-005
Number of position : 1
Workplace : POITIERS
Date of publication : 18 October 2023
Type of Contract : FTC Scientist
Contract Period : 12 months
Expected date of employment : 5 February 2024
Proportion of work : Full time
Remuneration : 2905 euros brut mensuel
Desired level of education : Niveau 8 – (Doctorat)
Experience required : 1 to 4 years
Section(s) CN : Biodiversity, evolution and biological adaptations: from macromolecules to communities
Link to the online offer : https://emploi.cnrs.fr/Offres/CDD/UMR7267-FRERIC-005/Default.aspx?lang=EN

Constraints and risks : Not being allergic to bee stings

Application Deadline : 08 November 2023

Offre de Master 2 : Validation d’un outil de surveillance de la mortalité des abeilles domestiques en conditions réelles (Itsap, Avignon)

L’observation des colonies d’abeilles domestiques et de l’activité des abeilles pour définir leur état de santé et intervenir si besoin ne date pas d’hier. Lors des activités de sortie des butineuses pour la collecte des ressources alimentaires, ces dernières peuvent être exposées sur le terrain à différents facteurs de risque, comme les pesticides, pouvant directement les impacter. La mesure du taux de mortalité des abeilles est un paramètre important de la dynamique et de la force des colonies mais quantifier les abeilles perdues à l’échelle d’une colonie n’est pas une tâche simple. Par ailleurs, définir une mortalité de fond comme référence est indispensable pour rendre compte de l’ampleur des effets d’une exposition aux pesticides. Cette valeur permet notamment d’aider à fixer des valeurs seuils acceptables sans effets préjudiciables pour le développement des colonies et répond à des objectifs de protection spécifiques pour l’évaluation du risque réglementaire réalisée dans le cadre des dossiers d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. Pour cela, il est nécessaire de disposer sur le terrain d’outils électroniques de surveillance automatique permettant de suivre en continue et en temps réel l’activité des colonies, de détecter des taux de pertes d’abeilles sur le terrain anormalement élevés et d’estimer le risque associé pour les colonies. Un compteur d’abeilles calibré qui surveille en continu et quotidiennement les taux de mortalité a récemment été développé par la société BeeGuard et Apinov avec la participation de l’INRAE. Le projet BEERISK (ANSES-PNR EST 2023-2025) porté par l’INRAE en partenariat avec l’ITSAP et INRIA vise maintenant à i) caractériser la mortalité de fond des abeilles, ii) identifier les taux de mortalité anormaux et iii) traduire les taux de mortalité accrus en risque pour les colonies.

Objectif du stage

Dans le cadre du projet BEERISK, le stage aura comme premier objectif de poursuivre l’acquisition de références pour valider le compteur d’abeilles en mesurant de façon automatique et en temps réel la toxicité d’un insecticide. Pour cela, la variation des taux de pertes journaliers d’abeilles (mortalité) et de leur activité de vol sera enregistrée en conditions semi-contrôlées (sous tunnel), avant et après une pulvérisation d’un insecticide de référence sur une culture attractive en fleur. L’application du traitement se fera selon deux modalités : en journée pendant l’activité des abeilles, et en soirée après l’activité de butinage, dans le but de limiter l’exposition et le risque toxique pour les abeilles en accord avec la nouvelle réglementation (Arrêté « abeilles » de 2021).
Un second objectif sera de traduire l’augmentation des taux de mortalités d’abeilles en termes de risque pour la colonie à court terme (réduction de taille de la colonie). Pour cela, les taux de mortalité quotidiens enregistrés à l’aide des compteurs d’abeilles seront augmentés artificiellement en capturant différentes quantités d’abeilles butineuses, selon un protocole testé précédemment. Dans un premier temps, nous nous concentrerons sur des taux de pertes d’individus n’entrainant pas plus de 10 % de réduction de taille de la colonie, ce qui correspond aux objectifs de protection établis pour l’ensemble de l’UE (Document guide EFSA, 2023). Des références issues de scénarios in silico (modélisation) préalablement déterminés (Documents guides EFSA, 2013; 2023) avec des augmentations de mortalité de butineuses sur des durées différentes seront reproduits jusqu’à atteindre une réduction de taille de la colonie de 10 % ou plus. Pour cela, la taille de la colonie (nombre d’abeilles adultes et quantité de couvain) sera estimée le soir et à différents intervalles de temps au cours de l’expérience.

Structure d’accueil :
L’Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation – Institut de l’Abeille se donne pour mission de concourir au développement de l’apiculture professionnelle française et d’être un appui technique à l’ensemble de la filière apicole. Les actions de l’ITSAP – Institut de l’abeille sont réalisées en concertation étroite avec un réseau d’une vingtaine d’Associations régionales de développement apicole (ADA) et groupements spécialisés nationaux. Pour plus d’informations : https://itsap.asso.fr.
Lieu : INRAE d’Avignon, Domaine Saint Paul
Déplacements à prévoir pendant les expérimentations.

Période : mars à août 2024

Activités confiées au stagiaire et résultats attendus :
Le/la stagiaire devra participer aux étapes suivantes :
*Appropriation du sujet : bibliographie, préparation et manipulation du matériel expérimental
*Protocole et mise en place et réalisation des expérimentations avec les colonies équipées de compteurs d’abeilles
*Collecte d’abeilles notamment pour les analyses chimiques des résidus de pesticides
*Collecte, organisation et structuration des données
*Analyses statistiques sous R et rédaction de rapport

Profil recherché
*Ingénieur agro, agri ou universitaire Bac + 5.
*Bonnes connaissances en biologie animale
*Maîtrise de l’outil statistiques R et capacités en analyses de données.
*Rigueur scientifique et connaissances méthodologiques en  expérimentation.
*Permis B

Rémunération
Indemnité mensuelle de 623,70 € + participation aux frais de repas et d’hébergement (si double résidence) + remboursement des frais de déplacement selon barème en vigueur à l’ITSAP-Institut de l’abeille.

Contact :
Candidature (CV et lettre de motivation) à envoyer par courriel à l’attention de Julie Fourrier (julie.fourrier@itsap.asso.fr) et Cédric Alaux (cedric.alaux@inrae.fr)

Date limite de candidature : 20 novembre 2023

Offre de Master 2 : Ecotoxicologie / écologie chimique du bourdon terrestre (CEFE, Montpellier)

Les pollinisateurs sont soumis à des pressions multiples dont les importances relatives, dans le cadre de leur déclin généralisé, sont encore mal connues. Parmi elles, l’exposition aux polluants chimiques d’origine anthropique pourrait contribuer significativement à ce déclin, par toxicité directe ou par induction d’effets sub-létaux. En zone urbaine, les pollinisateurs peuvent échapper aux insecticides grâce aux politiques zérophyto mais restent soumis à de nombreux autres polluants atmosphériques émis dans ces zones de haute densité humaine. Des travaux récents ont montré que, grâce aux mesures anti-pollution adoptées en Europe et aux États-Unis, l’exposition aux aérosols carbonés d’origine fossile y concerne de moins en moins les sources liées aux transports, et de plus en plus les produits chimiques volatils issus notamment des revêtements, des encres d’imprimerie, des adhésifs, des produits de nettoyage et de soins personnels. Parmi ces composés volatils, les phtalates sont susceptibles d’affecter négativement la santé et les performances des pollinisateurs. De par leur nature lipophile, ils traversent aisément les cuticules des insectes, et leurs effets de perturbateurs endocriniens, avérés chez plusieurs modèles de vertébrés et d’invertébrés, les rendent susceptibles de déréguler des grandes fonctions telles que la reproduction ou l’immunité. Chez les insectes, certains phtalates pourraient également, en dérégulant les voies contrôlées par les ecdystéroïdes, affecter l’olfaction. Nos premiers résultats montrent qu’une exposition topique à certains de ces composés réduit significativement la réponse antennaire des ouvrières de bourdon à des odeurs génériques de fleurs.

Au cours de ce stage, il s’agira de compléter ces résultats selon deux approches complémentaires : (i) étudier les capacités de reconnaissance des odeurs par les individus exposés (olfactométrie) et (ii) estimer leur aptitude à l’apprentissage de signaux (tests de conditionnement). La personne recrutée pourra également participer au développement d’autres approches liées au projet si l’emploi du temps le permet.

Candidat :

Nous recherchons une personne motivée, autonome et rigoureuse pour mener à bien ces expériences d’éco-toxicologie. Une bonne connaissance du logiciel R est nécessaire ; une expérience en matière de manipulation d’insectes serait un plus.
Ce stage est fortement déconseillé aux personnes allergiques aux piqures d’insectes.
Stage indemnisé (gratification selon le barème en vigueur), localisé au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive à Montpellier.

Durée du stage : 5 à 6 mois à partir de Janvier 2024

Candidature (CV+ lettre de motivation) à adresser à Virginie  CUVILLIER (virginie.cuvillier@univ-lille.fr), Marion JAVAL (marion.javal@cefe.cnrs.fr), Magali PROFFIT (magali.proffit@cefe.cnrs.fr) et Maryse VANDERPLANCK (maryse.vanderplanck@cefe.cnrs.fr)

Date limite de candidature : 31 octobre 2023 

Offre de Master 2 : Reconnaissance des nombres chez les fourmis (LEEC, Paris)

Savoir évaluer des quantités est une capacité utile dans de nombreuses situations, pour choisir la meilleure source de nourriture ou évaluer le rapport de force dans un contexte de compétition par exemple (Nieder, 2020). Cette capacité semble d’ailleurs très largement répandue au sein des Vertébrés, des poissons aux primates (Agrillo & Beran, 2013).

Au sein des Invertébrés, des études pionnières chez les abeilles ont démontré une capacité à dénombrer un nombre de repères visuels à franchir avant d’atteindre une source de nourriture ou à reconnaître un nombre donné d’objets dans une image (Chittka et al, 1995 ; Dacke et al, 2008 ; Gross et al, 2009). Dans ces deux cas, les abeilles peuvent reconnaître un même nombre indépendamment des propriétés des objets ou autres caractéristiques des images comme la densité ou la surface cumulée des objets. Cette capacité d’abstraction du nombre est en effet indispensable pour conclure sur l’existence d’un sens du nombre. Cette découverte inattendue chez un insecte interroge sur une potentielle universalité des mécanismes sous-jacents et sur les conditions évolutives permettant l’émergence d’un sens du nombre. Il s’avère donc nécessaire d’élargir nos connaissances sur la perception des nombres chez d’autres invertébrés pour répondre à ces questions fondamentales.

Une première étude par le groupe d’accueil montre que des fourmis du genre Camponotus peuvent apprendre à chercher une source de nourriture après un nombre donné de repères visuels (d’Ettorre et al, 2021).
Pour aller plus loin, nous proposons avec ce stage, de tester la capacité de ces fourmis à transférer le nombre de repères visuels mémorisés dans une situation avec des repères totalement différents voire d’une autre modalité sensorielle, afin de vérifier le caractère abstrait de la représentation des nombres chez cette espèce.
De plus, nous souhaitons nous intéresser à la variabilité inter-individuelles dans les compétences et stratégies mises en œuvre face à cette tâche de recherche de nourriture et les mettre en perspective de leur propension à l’exploration (Carere et al, 2018 ; d’Ettorre et al 2017). En effet, l’étude des liens entre cognition et personnalité offre une nouvelle perspective pour la compréhension des facteurs modulant les capacités cognitives et leur interaction avec le comportement des animaux (Carere & Locurto, 2011 ; Griffin et al, 2015).

Laboratoire d’accueil
Laboratoire d’Ethologie Expérimentale et Comparée
Université Sorbonne Paris Nord
Website: http://leec.univ-paris13.fr/index.html

Encadrantes:
Prof. Patrizia d’Ettorre (LEEC, Villetaneuse) & Dr. Aurore Avarguès-Weber (CRCA-CBI, Toulouse)
E-mail: d-ettorre@univ-paris13.fr; aurore.avargues-weber@univ-tlse3.fr

Durée du stage : 5 – 6 mois

References
Agrillo, C. & Beran, M. (2013) Number without language: comparative psychology and the evolution of numerical cognition. Front Psychol, 4 https://doi.org/10.3389/fpsyg.2013.00295
Carere, C., Audebrand, C., Rödel, H.G. & d’Ettorre, P. (2018) Individual behavioural type and group performance in Formica fusca ants. Behav Process, 157, 402-407 https://doi.org/10.1016/j.beproc.2018.07.009
Carere, C. & Locurto, C. (2011) Interaction between animal personality and animal cognition. Curr Zool, 57, 491-498 https://doi.org/10.1093/czoolo/57.4.491
Chittka, L., Geiger, K. & Kunze, J.A.N. (1995) The influences of landmarks on distance estimation of honey bees. Anim Behav, 50, 23-31 https://doi.org/10.1006/anbe.1995.0217
Dacke, M. & Srinivasan, M.V. (2008) Evidence for counting in insects. Anim Cogn, 11, 683-689 https://doi.org/10.1007/s10071-008-0159-y
d’Ettorre, P., Carere, C., Demora, L., Le Quinquis, P., Signorotti, L. & Bovet, D. (2017) Individual differences in exploratory activity relate to cognitive judgement bias in carpenter ants. Behavioural Processes, 134, 63-69 https://doi.org/https://doi.org/10.1016/j.beproc.2016.09.008
d’Ettorre, P., Meunier, P., Simonelli, P. & Call, J. (2021) Quantitative cognition in carpenter ants. Behav Ecol Evol, 75, 86 https://doi.org/10.1007/s00265-021-03020-5
Griffin, A.S., Guillette, L.M. & Healy, S.D. (2015) Cognition and personality: an analysis of an emerging field. Trends Ecol Evol, 30, 207-214 https://doi.org/10.1016/j.tree.2015.01.012
Gross, H.J., Pahl, M., Si, A., Zhu, H., Tautz, J. & Zhang, S. (2009) Number-based visual generalisation in the honeybee. PLoS ONE, 4, e4263 https://doi.org/10.1371/journal.pone.0004263
Nieder, A. (2020) The adaptive value of numerical competence. Trends Ecol & Evol, 35, 605-617 https://doi.org/10.1016/j.tree.2020.02.009

Solenopsis invicta head

La fourmi invasive Solenopsis invicta s’est établie en Europe

La fourmi de feu Solenopsis invicta, considérée comme l’une des plus grandes espèces invasives au monde s’est installée en Europe. Son implantation est reconnue comme ayant des impacts sur les écosystèmes, l’agriculture et la santé humaine.

Les scientifiques Menchetti et collaborateurs rapportent dans leur article du 11/09/2023 publié dans Current Biology qu’une population mature de Solenopsis invicta a été identifié en Sicile.

Lire la suite sur : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0960982223009740?via%3Dihub

Offre de Master 2 : Rôle du microbiote intestinal dans la socialité du perce-oreille (IRBI, Tours)

Contexte

Le tube digestif des insectes héberge une multitude de microorganismes (microbiote intestinal) qui jouent souvent un rôle essentiel dans la biologie de leurs hôtes, que ce soit leur digestion, leur immunité, leur reproduction, leur communication chimique ou leur comportement. De récentes études suggèrent que ce microbiote pourrait aussi influencer le comportements social des insectes et donc, plus généralement, l’évolution de la vie de groupe chez les animaux. Dans ce projet, nous proposons d’étudier cette hypothèse en manipulant le microbiote d’un hôte et en testant l’impact de cette manipulation sur l’expression de ses comportements sociaux. Notre modèle biologique est le Forficule européen (aussi appelé perce-oreille), un insecte chez qui les mères s’occupent de leurs juvéniles pendant plusieurs mois, et expriment de nombreux comportements sociaux.

Objectifs du stage

Lors de ce stage, nous manipulerons la présence et la composition du microbiote des juvéniles de forficule à partir de différentes approches, puis mesurerons les effets sur (1) l’expression d’une série de comportement sociaux avec leurs mères et leur frères et sœurs, (2) leur signature chimique (hydrocarbures cuticulaires) régissant ces interactions et sur (3) la survie et le développement de ces juvéniles.

Méthodes et attendus

Ce projet reposera essentiellement sur des méthodes d’écologie comportementale et d’écologie chimique. Il fera aussi appel (selon les préférences du·de la candidat·e) à des méthodes de biologie moléculaire et de culture cellulaire. Le·la candidat·e idéal·e sera entousiaste·e, communicatif·ve, travailleur·se, rigoureux·se, avec des compétences organisationnelles et une formation en biologie ou écologie. Un intérêt pour les technologies moléculaires, l’écologie comportementale et/ou l’entomologie seraient un plus.

Laboratoire d’Accueil

Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte, Univ. Tours
Encadrant.e.s : Marie-Charlotte Cheutin (Post-Doc) et Joël Meunier (CR CNRS)
Équipe : Évolution sociale et réponse à l’environnement (web)
Durée : 6 mois à partir de janvier 2024
Contacts : marie-charlotte.cheutin@univ-tours.fr| 0247367355 | joel.meunier@univ-tours.fr| lien page internet | 0247367393

Candidatures

Les candidat·e·s intéressé·e·s sont invité·e·s à rapidement prendre contact avec Marie-Charlotte Cheutin (marie-charlotte.cheutin@univ-tours.fr) et Joël Meunier (joel.meunier@univ-tours.fr). Les dépôts de candidature devront obligatoirement comprendre un CV court (max 1 page) et une lettre de motivation expliquant ce que le·la candidat·e souhaiterait développer pendant son stage, une copie du relevé de note de M1, ainsi que les informations pour contacter au moins 1 référent.

Date limite de candidature : 4 octobre 2023

Offre de Master 2 : Importance de l’apparentement génétique dans le comportement d’agrégation du perce-oreille (IRBI Tours)

Contexte

La composition d’un groupe d’insectes peut-être très variable. Par exemple, il peut inclure des individus de différents âges, sexes, apparentement génétiques ou même de différentes espèces. Plusieurs hypothèses expliquent ces différentes compositions. Par exemple, former un groupe avec des individus apparentés peut être bénéfique si les comportements collectifs qui en résultent (tels que le fourragement, la défense contre les prédateurs, etc.) maximisent la fitness indirecte de chacun des membres. A l’inverse, former un groupe avec des individus non-apparentés peut être préféré afin d’éviter les risques d’accouplements consanguins ou les risques d’être exposés à des pathogènes capables d’infecter ses frères et sœurs. Dans ce projet, nous proposons d’étudier le rôle de l’apparentement génétique, du sexe et de l’âge des individus sur le comportement d’agrégation du forficule Européen (aussi appelé Perce-oreille). Chez cet insecte, les

adultes forment des groupes de plusieurs centaines d’individus au sein desquels ils expriment des comportements compétitifs et coopératifs. La composition génétique de ces groupes en condition naturelle et le rôle de l’apparentement génétique sur la formation de ces groupes restent néanmoins inconnus à ce jour.

Objectifs du stage

(1) Mesurer le niveau d’apparentement génétique au sein de 40 agrégats distribués au sein d’une population naturelle de forficule. Ces mesures seront faites à l’aide de marqueur microsatellites sur des individus collectés en

(2) Tester expérimentalement l’importance de l’apparentement génétique sur l’agrégation et l’expression d’autres comportements sociaux. Ces mesures se feront en condition de laboratoire à partir d’individus issus de nos élevages.

Méthodes et attendus

Ce projet reposera sur des méthodes de génétique des populations (extraction d’ADN, PCR, analyses microsatellites) et d’écologie comportementale. Le·la candidat·e idéal·e sera entousiaste·e, communicatif·ve, travailleur·se, rigoureux·se, avec des compétences organisationnelles et une formation en biologie ou écologie. Un intérêt pour les technologies moléculaires, l’écologie comportementale et/ou l’entomologie seraient un plus.

Laboratoire d’accueil

Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte, Univ. Tours
Encadrants : Simon Dupont (IR CNRS) et Joël Meunier (CR CNRS)
Equipe : Evolution sociale et réponse à l’environnement (web)
Durée : 6 mois à partir de janvier 2024
Contacts : simon.dupont@univ-tours.fr| lien page internet | 0247367444 | joel.meunier@univ-tours.fr| lien page internet | 0247367393

Candidature

Les candidat·e·s intéressé·e·s sont invité·e·s à rapidement prendre contact avec Simon Dupont (simon.dupont@univ-tours.fr) et Joël Meunier (joel.meunier@univ-tours.fr). Les dépôts de candidature devront obligatoirement comprendre un CV court (max 1 page) et une lettre de motivation expliquant ce que le·la candidat·e souhaiterait développer pendant son stage, une copie du relevé de note de M1, ainsi que les informations pour contacter au moins 1 référent.

Date limite de candidature : 16 octobre 2023

Forficule

Offre de Master 2 : Effets des vagues de chaleur sur les soins maternels chez le perce-oreille (IRBI, Tours)

Contexte

Un nombre croissant d’études démontre que la multiplication des événements météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur1 peut avoir un impact majeur sur les ectothermes à courte durée de vie tels que les insectes2. Dans ce projet de Master, nous proposons de mieux comprendre cet impact en étudiant les effets des vagues de chaleur sur la survie, la reproduction et le comportement maternel du perce-oreille Européen Forficula auricularia. Chez cet insecte, les femelles prodiguent des soins à leurs œufs et à leur juvéniles pendant plusieurs mois. Pendant cette période, les mères sont capable de déplacer leur ponte vers des temperatures optimales3. Une étude récente révèle aussi que cette espèce est capable de s’adapter à des régimes thermiques très contrastés allant du froid canadien aux chaleurs de l’Afrique4. Néanmoins, nous ne disposons toujours pas d’information sur la capacité des individus à s’adapter aux variations de température sur une échelle de temps courte, sur les conséquences de ces variations thermiques sur la progéniture, ou encore sur les voies de régulation géniques potentiellement impliqués.

1. Easterling et al. (2000) Climate extremes: observations, modelling, and impacts. Science. 289, 2068–2074.
2. Morris et al. (2008) Longevity can buffer plant and animal populations against changing climatic variability. Ecology 89, 19–25.
3. Tourneur et al. (2022) Pre- and post-oviposition behavioural strategies to protect eggs against extreme winter cold in an insect with maternal care. Peer Community J 2:e21
4. Tourneur & Meunier J (2020) Variations in seasonal (not mean) temperatures drive rapid adaptations to novel environments at a continent scale. Ecology 101:e02973.

Objectif du stage

Étudier chez F. auricularia : (1) les effets des vagues de chaleur sur les œufs ou les mères et leur impact sur l’expression des soins aux oeufs et d’autres comportements; (2) la durée de ces effets et leur héritabilité; et enfin (3) le rôle de plusieurs gènes candidats dans l’adaptation potentielle à ces vagues de chaleurs.

Méthodes et attendus

Ce projet reposera sur des méthodes d’écologie comportementale (observation, vidéo-tracking, etc.), de manipulation de laboratoire (utilisation de chambres climatiques, adoptions croisées) et de génétique (qPCR). Le·la candidat·e idéal·e sera très entousiaste·e, communicatif·ve, travailleur·se, rigoureux·se, avec des compétences organisationnelles et une formation en biologie ou écologie. Un intérêt pour les technologies moléculaires, l’écologie comportementale et/ou l’entomologie seraient un plus.

Laboratoire d’accueil

Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte, Univ. Tours
Encadrants : Irene Villalta et Joël Meunier
Equipe : Evolution sociale et réponse à l’environnement (web)
Durée : 6 mois à partir de Janvier 2024
Contacts : irene.villalta@univ-tours.fr | lien page internet | 0247367393 | joel.meunier@univ-tours.fr| lien page internet | 0247367393

Candidature

Les candidat·e·s intéressé·e·s sont invité·e·s à rapidement prendre contact avec Irene Villalta (irene.villalta@univ-tours.fr) et Joël Meunier (joel.meunier@univ-tours.fr). Les dépôts de candidature devront obligatoirement comprendre un CV court (max 1 page) et une lettre de motivation expliquant ce que le·la candidat·e souhaiterait développer pendant son stage, une copie du relevé de note de M1, ainsi que les informations pour contacter au moins 1 référent.

Date limite de candidature : 16 octobre 2023

Offre de Master 2 : Adaptation des fourmis urbaines aux contraintes thermiques le long d’un gradient latitudinal – IRBI Tours

Contexte

Les îlots de chaleur urbaine sont communs à toutes les villes, mais leurs impacts sur les espèces ectothermes, comme les insectes, varient selon la latitude. En effet, il est raisonnable de supposer que les insectes peuvent bénéficier de ces îlots chaleur urbaine à des latitudes élevées, mais subir des contraintes thermiques à des latitudes plus basses, où la température de base est déjà plus élevée (Deutsch et al. 2008; Menke et al. 2011). Dans ce contexte, étudier les variations selon les latitudes dans l’adaptation à l’urbanisation et les réponses aux changements thermiques offre une opportunité de prédire l’impact du réchauffement climatique, notamment sur les insectes (Diamond and Martin 2021). Dans ce projet de Master 2, nous proposons d’étudier les changements de traits d’histoire de vie en réponse à des contraintes thermiques chez différentes populations de fourmis du genre Lasius en fonction de leur origine latitudinale.

Deutsch CA et al. (2008) Impacts of climate warming on terrestrial ectotherms across latitude. Proceedings of the National Academy of Sciences 105 (18): 6668–72 (https://doi.org/10.1073/pnas.0709472105)
Diamond SE & Martin RA (2021) Physiological adaptation to cities as a proxy to forecast global-scale responses to climate change. Journal of Experimental Biology 224: jeb229336 (https://doi.org/10.1242/jeb.229336)
Menke SB et al. (2011) Urban areas may serve as habitat and corridors for dry-adapted, heat tolerant species; an example from ants. Urban Ecosystems 14 (2): 135–63 (https://doi.org/10.1007/s11252-010-0150-7)

Objectif du stage

Étudier chez différentes populations urbaines de fourmis du genre Lasius les effets du stress thermique sur (i) la reproduction, (ii) les dynamiques démographiques coloniales, (iii) la morphologie et (iv) le comportement.

Méthodes et attendus

Le projet de stage reposera principalement sur des méthodes d’écologie comportementale et inclura l’exposition à des stress thermiques et le suivi démographique de colonies de fourmis, l’observation, l’enregistrement et la quantification de différents comportements individuels et sociaux, et l’utilisation de R pour les analyses statistiques des données collectées. Le·la candidat·e idéal·e sera très enthousiaste, communicatif·ve, travailleur·se, rigoureux·se, avec des compétences organisationnelles et une formation en biologie ou écologie. Un intérêt pour l’écologie comportementale et/ou l’entomologie sera un avantage.

Candidature

Les candidat·e·s intéressé·e·s sont invité·e·s à prendre contact rapidement avec Irene Villalta (irene.villalta@univ- tours.fr ; page web) et Romain Libbrecht (romain.libbrecht@univ-tours.fr ; page web). Les dépôts de candidature devront comprendre un CV court (max. 1 page), une lettre de motivation expliquant ce que le·la candidat·e souhaiterait développer pendant son stage (max. 1 page), une copie du relevé de notes de M1, ainsi que les informations pour contacter au moins un·e référent·e.

Date limite de candidature : 22 octobre 2023

Laboratoire d’accueil

Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte (UMR7261), Université de Tours
Encadrant·e·s : Romain Libbrecht et Irene Villalta
Equipe : Evolution Sociale et Réponse à l’Environnement (page web)

Durée : 6 mois à partir de janvier 2024

Offre de Master 2 : comportement des abeilles Apis mellifera – Modélisation par affordances de l’atterrissage de l’abeille – Marseille

Présentation

Alors qu’il est encore impossible pour les micro-aéronefs de quelques grammes d’apponter de manière autonome, les abeilles réalisent avec aisance cette manœuvre sur des fleurs en mouvement. Plus que d’une meilleure motricité, cette prouesse résulterait surtout de l’utilisation d’un mécanisme efficient de contrôle visuel du comportement. Nos études préalables en virtualité augmentée sur l’appontage d’hélicoptère sur des frégates suggèrent que la perception visuelle des possibilités d’atterrissage (i.e., affordance d’appontabilité) est un principe efficient à la fois pour décider si l’atterrissage est possible mais aussi pour plus facilement contrôler et effectuer la tâche avec succès.

Dans ce sujet de stage, nous questionnerons donc l’hypothèse de la perception d’affordance chez les abeilles, que nous testerons de façon comportementale mais aussi via des simulations. Pour cela, des abeilles identifiées par RFID seront entraînées à atterrir sur une fleur artificielle motorisée. Ce dispositif expérimental est déjà construit au sein de l’équipe. Leur vol sera filmé en 3D tandis que seront manipulés le mouvement de la fleur et le poids de l’abeille. A partir de ces vols filmés, il s’agira de mieux comprendre quels sont les indices visuels utilisés pour évaluer les possibilités d’atterrissage et de modéliser le mécanisme de régulation du mouvement d’«appontage». D’un point de vue fondamental, ces expérimentations permettront d’infirmer/confirmer l’hypothèse d’un mécanisme de contrôle visuel inter-espèces. D’un point de vue appliqué, les simulations développées ouvriront la voie a de nouveaux mécanismes de contrôle visuel bio-fidèle en robotique.

Type du contrat : Stage conventionné

Lieu : Institut des Sciences du Mouvement – Etienne-Jules Marey, Equipe Systèmes Bio-Inspirés, 163 Avenue de Luminy, 13009 Marseille. Au cœur du Parc National des Calanques.

Durée du stage : 5 ou 6 mois à partir du 1er février 2024

Gratification : 4,05€/heure, correspondant à ~570€/mois (les organismes publics ne peuvent rémunérer qu’au minimum réglementaire)

Techniques utilisées

  • Paradigme expérimental : chambre de vol possédant une fleur artificielle dont on manipulera le mouvement ; Caméras + reconstitution 3D de trajectoires ; Marquage RFID des abeilles.

Compétences requises

  • Ethologie, Entomologie, Psychologie Expérimentale, Neurosciences Visuelles et Comportementales
  • Statistiques (descriptive, inférentielle, modèles mixtes…), maîtrise du logiciel R/Rstudio serait un plus
  • Des compétences en La connaissance des langages Matlab/Python serait un plus
  • Bon niveau en anglais : g., TOIEC >830, étudiant.e motivé.e par une poursuite en thèse

Date limite de candidature : 7 janvier 2024

Merci d’envoyer un CV, une lettre de motivation ainsi que des relevés de notes (Master 1 et Master 2) à : Julien SERRES julien.serres@univ-amu.fr / Antoine MORICE antoine.morice@univ-amu.fr

Publications récentes de l’équipe en lien avec le sujet de stage

Serres, J. R., Morice, A. H., Blary, C., Miot, R., Montagne, G., & Ruffier, F. (2022). Floor and ceiling mirror configurations to study altitude control in honeybees. Biology Letters, 18(3), 20210534. https://hal.science/hal-03614115/

Thomas, M., Pereira Figueira, J. M., Serres, J. R., Rakotomamonjy, T., Ruffier, F., & Morice, A. H. (2021). Helicopter Pilots Synchronize Their Altitude with Ship Heave to Minimize Energy When Landing on a Ship’s Deck. The International Journal of Aerospace Psychology, 31(2), 135-148. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03082645/document

Portelli, G., Serres, J. R., & Ruffier, F. (2017). Altitude control in honeybees: joint vision-based learning and guidance. Scientific reports, 7(1), 9231. https://www.nature.com/articles/s41598-017-09112-5

Serres, J. R., & Ruffier, F. (2017). Optic flow-based collision-free strategies: From insects to robots. Arthropod structure & development, 46(5), 703-717. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S146780391730066X

Offre de Post-doc : Chemical ecology on honey bees, INRAE Avignon

INRAE Presentation

A three-year position for a postdoctoral researcher is open at the “Bess and Environment” research unit (Avignon, France) affiliated to INRAE (French National Research Institute for Agriculture, Food and Environment), one of the leading institute in the world for the study of relationships between agriculture, environment and food. The postdoc will work on the mechanisms of collective defenses against diseases in social animals.

Background & duties

Invasive species that reveal themselves as new parasites disrupt established host-pathogen dynamics and can cause immense economic damage. Despite their high susceptibility to invasions and disease spread, many social animals have evolved mechanisms that allow effective defence at the group level. Considering the colony as a superorganism, these defences provide the colony with the equivalent of an immune system, known as social immunity. Such defences have been described across the animal kingdom, especially within social insect species, and are known to involve chemical communication. The Bee Healthy project aims to decipher the mechanisms that underpin collective behavioural defences against unhealthy brood in honey bee colonies, in the context of the invasion by the parasite Varroa destructor.

Within this project, the postdoc will lead research to identify how unhealthy individuals are accurately diagnosed to trigger defensive hygiene. Characterisation of the cues that lead to hygiene will be performed using chemical ecology tools, involving both activities in the laboratory, as well as in the field. In particular, the research will involve an array of volatile extraction method followed by gas chromatography coupled to mass spectrometry (GC-MS) analyses. Activity of the candidate compounds will be assessed through behavioural assays developed both at the individual and colony levels.

Training and skills

We are looking for a highly motivated early career researcher with a strong expertise in chemical ecology, and a sound interest for honey bee biology. Applicants should have a PhD in chemical ecology or related discipline and skills in the following areas: GC-MS chemical analyses, behavioural lab or field experiments, statistical analyses (use of R), writing of scientific publication writing (in English).

The candidate is expected to work in an interdisciplinary environment, thus good communication skills and excellent team-working capacities are expected. A strong publication record (in relation to the time since dissertation) is a merit. Experience with social insects, practical skills in beekeeping and fluency in French would be an asset. A driver license, physical fitness and no known allergies to bee stings are required to work on our experimental apiaries.

Research environment and work conditions

You will join the “Bees and Environment” research unit of INRAE in Avignon (France), which develops a wide range of research programs to study honey bee and wild bee populations, in the context of sustainable farming and global change. This postdoc project is part of an ERC Starting grant (2024-2028 – Bee Healthy). You will work in close collaboration with our research assistant in chemical ecology, our beekeeping technicians, as well as with chemists from another research unit in INRAE Avignon. You will benefit from all the lab and field work facilities of the unit, including our experimental apiary and varroa resistant stock.

The contract will be for 3 years, starting in February 2024.

Salary and benefits are according to INRAE rules in France (monthly gross salary ~ 2,600 €).

INRAE’s life quality

By joining our teams, you benefit from (depending on the type of contract and its duration):

– up to 30 days of annual leave + 15 days « Reduction of Working Time » (for a full time);
– parenting support: CESU childcare, leisure services;
– skills development systems: trainingcareer advise;
– social support: advice and listening, social assistance and loans;
– holiday and leisure services: holiday vouchers, accommodation at preferential rates;
– sports and cultural activities;
– collective catering.

How to apply

The application should include a detailed CV, a motivation letter and contact details of two scientific references, combined in a single pdf file. You can find the offer online : https://jobs.inrae.fr/en/ot-18993

For more information and to apply, contact Fanny Mondet (fanny.mondet@inrae.fr).

Application deadlineOctober 5th, 2023. Selected candidates will be interviewed mid-October.