Dans le journal “Nature” : Disorder in convergent floral nanostructures enhances signalling to bees


Certaines fleurs produisent un halo bleu sur leurs pétales pour attirer les pollinisateurs

 

Pour séduire les insectes pollinisateurs, de nombreuses fleurs d’espèces différentes ont toutes développé un moyen aussi incroyable qu’efficace : une sorte de “halo bleu”, invisible aux yeux des hommes – sauf lorsque la fleur en question a une pigmentation foncée – mais qui aide les insectes à les repérer. Ce phénomène, décrit dans un article publié le 18 octobre 2017 dans la prestigieuse revue Nature, est produit grâce à des stries sur les pétales qui dispersent la lumière. Ces sortes de sillons nanométriques présentent un certain “désordre”, c’est-à-dire que leur taille et leur disposition varient sur une même fleur, et d’une fleur à l’autre. Mais les chercheurs qui ont mené cette étude ont constaté que toutes présentaient un niveau de “désordre” similaire et produisaient des halos d’une couleur allant de l’ultra-violet au bleu.

https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/insectes/certaines-fleurs-produisent-un-halo-bleu-sur-leurs-petales-pour-attirer-les-pollinisateurs_117537


Diverse forms of nanoscale architecture generate structural colour and perform signalling functions within and between species. Structural colour is the result of the interference of light from approximately regular periodic structures; some structural disorder is, however, inevitable in biological organisms. Is this disorder functional and subject to evolutionary selection, or is it simply an unavoidable outcome of biological developmental processes? Here we show that disordered nanostructures enable flowers to produce visual signals that are salient to bees. These disordered nanostructures (identified in most major lineages of angiosperms) have distinct anatomies but convergent optical properties; they all produce angle-dependent scattered light, predominantly at short wavelengths (ultraviolet and blue). We manufactured artificial flowers with nanoscale structures that possessed tailored levels of disorder in order to investigate how foraging bumblebees respond to this optical effect. We conclude that floral nanostructures have evolved, on multiple independent occasions, an effective degree of relative spatial disorder that generates a photonic signature that is highly salient to insect pollinators.


https://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature24285.html

 

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